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Voyageons au-delà des confins de l'univers


Nous vous invitons à prendre un peu de temps et à faire ce voyage aux confins de l'univers. Vous ne regretterez pas (De retour du voyage vous pouvez continuer à lire cet message):
 



Mais au fond c'est votre pensée qui va plus loin que les Etoiles et qu'est plus grand que l'univers. Mais au fond il n'y a jamais nulle part ou aller qu'en dedans. Mais au fond le voyage que vous venez de faire est rachitique au coté du voyage à l'intérieur singulier et infini de chacun que vous étez obligé a faire presque jaque jour.
Comme disait Pascal:
La grandeur de l’homme est grande en ce qu’il se connaît misérable. Un arbre ne se connaît pas misérable. C’est donc être misérable que de se connaître misérable ; mais c’est être grand que de connaître qu’on est misérable.
Fragment 397
L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature ; mais c’est un roseau pensant. Il ne faut pas que l’univers entier s’arme pour l’écraser : une vapeur, une goutte d’eau, suffit pour le tuer. Mais, quand l’univers l’écraserait, l’homme serait encore plus noble que ce qui le tue, puisqu’il sait qu’il meurt, et l’avantage que l’univers a sur lui, l’univers n’en sait rien. Toute notre dignité consiste donc en la pensée. C’est de là qu’il faut nous relever et non de l’espace et de la durée, que nous ne saurions remplir. Travaillons donc à bien penser : voilà le principe de la morale. Roseau pensant. — Ce n’est point de l’espace que je dois chercher ma dignité, mais c’est du règlement de ma pensée. Je n’aurai pas davantage en possédant des terres : par l’espace, l’univers me comprend et m’engloutit comme un point ; par la pensée, je le comprends.
fragment 348

Nous sommes certainement très fragiles, faibles, vulnérables. Nous sommes sans cesse trompés par nos sens, notre imagination. Nous sommes asservis à l’opinion, aux regards des autres.  Nous connaissons bien  comme n'importe quel type de troubles (dépressifs, psychotiques, etc.) dérangent le pensée.  Les passions aussi nous emportent,  les sentiments fluctuants, variables nous déstabilisent, nous emprisonnent. Nous agissons souvent en fonction du paraître, des honneurs, de la reconnaissance. Notre narcissisme nous est cher (et peut être mieux qu'il le soie). L’existence sociale, mondaine n’est faite souvent que de bassesses, de dissimulations. Pascal disait, je crois que lucidement : « Je mets en fait que si tous les hommes savaient ce qu’ils disent les uns des autres, il n’y aurait pas quatre amis dans le monde. Cela paraît par les querelles que causent les rapports indiscrets qu’on en fait quelquefois. » Pensées, 101-792. 
Notre intelligence nous découvre que nous ne pouvons pas sortir d'une ignorance primordiale malgré l'accumulation de savoirs sans fin:
« Je ne sais qui m’a mis au monde, ni ce que c’est que le monde, ni que moi-même ; je suis dans une ignorance terrible de toutes choses ; je ne sais ce que c’est que mon corps, que mes sens, que mon âme et cette partie de moi-même qui pense ce que je dis, qui fait réflexion sur tout et sur elle-même, et ne se connaît non plus que le reste» 
Mais... parce que sérieusement, toujours il y a un "mais", il reste que, en dépit de nos faiblesses, de notre extrême vulnérabilité, de notre lot de folies, nous nous découvrons existant  dans un univers qui resterait muet, inexpressive, in admiré sans nous o êtres similaires a nous. Et c'est précisément cela que Pascal et d'autres philosophes proclament comme la véritable grandeur de l'homme.  Le fait d’être «  écrasé », « tué » par un élément de la nature, par ses forces implacables ne change rien à notre  grandeur. Notre dignité n’est en rien amoindrie par la mort. Tout au contraire, nous avons l’avantage, que n’a pas la nature, de la lucidité. Avoir conscience de mourir, d’être sensiblement fini et aussi d’être faillible, fragile, ambivalent, nous invite a l'entraide et au partage, a secourir autrui sans considération de son passé, de son acte présent, de sa nationalité, de son trouble, parce que nous sommes tous extrêmement fragiles et uniquement quand nous aidons aux autres nous venons au secours de nous mêmes.
C'est pour tout cela que les amis d'Unafam sommes tous entraines, malgré nous, dans un voyage beaucoup plus lontain que aux confins de l'univers.
Jordi Corominas

 
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